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Visiter la Statue de la Liberté


Vous êtes de passage à New-York ? Vous avez envie d'aller visiter la statue de la Liberté ? Vous avez raison ! Mais comment accéder à cette île, à l'entrée du port de Manhattan ?

Il faut vous faire une raison, même dans le cas improbable où vous auriez accès à un bateau, vous ne pourrez pas vous y rendre par vos propres moyens. Les règles d'accostage sur Liberty Island sont strictes : Votre bateau doit être habilité pour pouvoir vous y rendre. Ce qui est matériellement impossible, car la concession a été donné à une entreprise privée. Vous passerez donc par elle pour avoir le plaisir d'admirer le port de plus de 90m de haut.

La suite de cette page vous donne toutes les informations pour visiter dans de bonnes conditions la statue de la Liberté.


Se rendre sur place

Logo Statue Cruises

C'est la société "Statue Cruises" qui a le droit de vous emmener sur place. Ils disposent de deux départs : Le principal est à Battery Park, à extrême Sud de Manhattan, l'autre est au New-Jersey, au Liberty State Park (C'est un musée en pierres rouges et toits gris). Le parcours est le même mais inversé. Vous irez donc de Battery Park à Liberty Island, puis de Liberty Island à Ellis Island, et enfin d'Ellis Island à votre point de départ.

Les deux cartes ci-dessous ont été récupérées directement du site de la Statue Cruises, le plus simple est de se fier à eux.

Trajet de la visite
Trajet de la visite

Les deux parcours de Statue Cruises

Si vous partez de Liberty State Park, vous commencerez par Ellis Island. Le voyage est alors un peu plus court, Liberty Island étant plus proche du New-Jersey que de Manhattan. A noter que vous n'êtes pas obligé de faire les deux îles, vous pouvez très bien rebrousser chemin une fois la visite de l'île terminée. Durant le trajet vous verrez la splendide vue sur l'horizon de New-York, la fameuse "New York Skyline". On ne peut que vous conseiller d'ouvrir vos yeux, c'est magnifique. Mais c'est toujours de jour puisque les visites ne se font jamais la nuit, ni même le soir.

Un bateau de Statue Cruise

Un bateau de Statue Cruise

Les réservations se font sur ici, ou par téléphone, comme indiqué sur ce site. Les deux îles sont accessibles tous les jours de 9h à 17h à l’exception du 25 décembre. Le guichet ouvre à 8H30, mais ne vous attendez pas à arriver rapidement sur place. La statue de la Liberté est un monument national, il y a donc un contrôle de sécurité strict et chronophage qui vous fait partir bien bon 30 minutes plus tard que vous le prévoyez réellement. Et puis, sur place, il y aura d'autres contrôles. Donc armez-vous de patience, vous allez en avoir besoin.

Vous avez trois possibilités pour la visite.

  • Réservation seule
  • Réservation avec accès au monument
  • Réservation avec accès à la couronne

La moins chère est la "Réservation seule", qui correspond à l'acheminement sur place, à la fourniture de l'audio tour, puis à l'accès à tout ce qui est gratuit sur Liberty Island et Ellis Island, y compris la visite du musée de l'immigration. C'est déjà pas mal. Mais la "Reservation with Pedestal Access" est meilleure dans la mesure où elle vous donne accès en plus au socle de la statue, qui contient le musée, l'ancienne torche, la vue sur la structure interne de la statue à travers un plafond de verre et surtout un belvédère qui offre une vue à 360° sur la baie de New-York. Le 3e type de réservation est la "Reservation with Crown Ticket", qui vous donne la possibilité, en plus, de monter dans la statue jusqu'à la couronne. Une autre expérience assez intéressante pour ceux qui peuvent grimper les 354 marches étroites.

En ce qui concerne les tarifs, c'est 18 $ par personne pour la traversée, 18 pour la visite du monument, et 21 $ pour monter à la couronne. (Prix de 2015, pour un adulte) Bien sûr, les tarifs actuellement en vigueur sont disponibles sur le site officiel de Statue Cruises, tout changement étant possible entre le moment où ces lignes sont écrites et le moment où vous les lisez. Vous avez plus d'informations en bas de page sur la façon de faire l'achat des tickets.


Qu'y a-t-il à voir ?

Il faut distinguer les deux îles. Liberty Island se visite à pied, l'île n'est pas très grande. Vous pourrez accéder à Fort Wood, la fortification qui a été déclassée au XIXe siècle pour pouvoir y construire la statue. De l'intérieur de Fort Wood se trouve le monument lui-même, c'est à dire le socle. Quand on dit que l'on visite la statue, on parle toujours de l'ensemble socle-intérieur de la statue (mais en bas). Ça permet de bien voir la structure métallique. Il est également possible de poursuivre la visite en montant à la couronne, qui offre un panorama sur la baie de New-York. Il s'agit donc de trois sites distincts, le fort, le socle et le bas de la statue accessible du fort, et la couronne accessible du socle. Les billets d'entrée sont indépendants les uns des autres, il y a donc 3 tickets : Trajet simple, visite de la statue, accès à la couronne.

Ellis Island, elle, possède le musée de l'immigration. Les deux îles ont en commun le fait qu'elles sont très touristiques. On y trouve de quoi se restaurer, de quoi faire ses achats, se reposer, etc. Attention, renseignez-vous, il est possible que certains éléments décrits ci-dessous ne soit pas ouverts au public, temporairement.

Voir aussi : Le récit d'une visite-type.


Liberty Island

Liberty Island

Liberty Island

L'île n'est pas très grande. Elle est de forme ovale et se compose essentiellement de belles pelouses et quelques bâtiments administratifs. Au Sud se dresse les 11 branches du fort Wood, à partir duquel le socle a été construit. Baladez-vous tranquillement sur l'île, côté Nord elle offre une très belle vue sur la Skyline de New-York, un peu loin il est vrai. Liberty Island est à 1,6 km de sa voisine Ellis Island, à 600 m de Liberty State Park et à 2,6 km de Manhattan, le tout à vol d'oiseau. Vous arriverez sur un quai abrité du soleil, ce qui est déjà sympathique l'été, car l'attente peut être longue. Ensuite, vous irez à pieds du quai au fort, il n'y a pas longtemps à marcher.

Au fond, les quais d'appontage et les bâtiments administratifs. On voit bien un chemin qui permet de faire le tour de l'île, tranquillement. Et au premier plan, bien sûr, la statue sur son socle. Le ferry dépose les passagers au ponton d'arrivée. Ceux qui ont des billets pour monter à la couronne sont encouragés à se faire connaître auprès du centre d'information, car après avoir prouvé son identité par un document officiel contenant une photo, les gardiens nouent aux poignées des visiteurs un bracelet inamovible vert pour faciliter la reconnaissance des personnes pouvant y monter. Ce sont ces mêmes gardes qui vous indiqueront l'heure précise à laquelle vous pourrez monter, car la tête de la statue ne peut pas contenir beaucoup de personnes à la fois, ils sont obligé de faire un planning précis.


Liberty Island

Gratuit. C'est la seule chose à faire si vous n'avez pas de billet pour accéder au socle. L'île est assez grande, elle permet de se promener tranquillement et offre une grande variété de point de vue sur la statue, le fort Wood, et aussi la skyline de New-York. On voit au loin Ellis Island, et le trafic maritime de la baie. Mine de rien, cette visite est pas mal du tout et on peut comprendre ceux qui ne souhaitent pas entrer dans le socle, rien que cette balade vaut le coup d'œil. Des visites guidées sont organisées, mais il faut se renseigner pour savoir si elles peuvent être faite en français, ce n'est pas sûr. L'audio guide vous fera découvrir les secrets de Liberty Island, comme à quelle époque elle a changé de nom, où à quoi elle servait avait d'accueillir la statue. La visite se poursuit à l'ombre des arbres par la découverte des 5 statues-hommages aux personnalités ayant construits la statue.

Les 5 statues

Gratuit. Sur Liberty Island, en allant voir de face la statue, le visiteur tombe sur une rangée de 5 statues représentant les personnages clefs de l'histoire du monument. On y compte Edouard René de Laboulaye, un historien français spécialiste des Etats-Unis. Il était également juriste. C'est lui qui lança l'idée de la construction de ce monument. La seconde statue représente également un français, c'est Frédéric Auguste Bartholdi, le sculpteur, un ami de Laboulaye. Lui avait une envie, celle de créer une œuvre gigantesque, capable de rivaliser avec les merveilles de l'Egypte. Son projet de statue colossale à l'entrée du canal de Suez fut détourné pour réaliser la statue de la Liberté. Le troisième personnage est le concepteur de la structure interne de la statue, Gustave Eiffel. Il se fera connaître par la suite par sa capacité à construire une tour de plus de 300m en fer forgé en plein cœur de Paris, pour l'exposition universelle. Ces trois personnages étaient complémentaires, puisque l'un était un intellectuel, l'autre un artiste et le troisième était ingénieur. A eux trois ils avaient les compétences pour transformer une vague idée d'offrande à un pays ami assortie d'une notion plus générale de Liberté en une œuvre artistique réelle. Ce trio est complété par deux autres personnages, américains ceux-là. Le premier est Joseph Pulitzer, célèbre journaliste de son temps. Il a mérité sa statue car il utilisa son journal, le New York World, pour obtenir le financement américain du socle, permettant ainsi de sauver le projet. La dernière statue est Emma Lazarus, qui rédigea un poème - repris aux pieds de la statue - qui magnifie le colosse. Ce poème a servi à populariser le projet de statue et participa ainsi à son financement.


Edouard-René de Laboulaye

Edouard-René de Laboulaye

Frédéric-Auguste Bartholdi

Frédéric-Auguste Bartholdi

Joseph Pulitzer

Joseph Pulitzer

Emma Lazarus

Emma Lazarus

Gustave Eiffel

Gustave Eiffel


Le fort Wood

Entrée payante, incluse dans le ticket du monument. Ce fort a été construit entre 1808 et 1811, il était destiné à la protection du port de New-York. En 1937 il a été démilitarisé. La forme d'étoile est une invention française du XVIIe siècle, c'est Vauban qui l'a créé et l'idée a été importée jusqu'ici. Du fort on est très près de la statue, qui se dresse 45m au-dessus de nos têtes. Le visiteur peut se balader sur le terre-plein, ce qui correspond au "toit" du fort. De là on est vraiment aux pieds du socle, on distingue très mal la statue tellement on est près. L'impression est saisissante. On ne vous cache pas que venir jusqu'ici et ne pas avoir de billets pour entrer est un peu frustrant, sauf à l'avoir prévu bien à l'avance. Attention, il y a un autre contrôle d'accès à l'entrée du socle. Une fois passée, la première chose que voit le visiteur, ce sont des boites destinées à récolter des dons pour l'entretien de la statue ! On peut dire qu'ils ne perdent pas le Nord, les Américains.


Le monument

Entrée payante : 18 $ en 2014. C'est la visite principale, celle que tout un chacun fera lorsqu'il sera sur place. Le monument, c'est l'intérieur du socle, qui se compose sur la partie basse du musée et sur la partie haute des différents belvédères qui donne une belle vue sur la baie de New-York.

Plan du monument

Plan du monument

La première salle dans laquelle entre le visiteur est carrée, vaste, sombre. Au centre se trouve la torche originale de la statue, celle qui a été mise en place par Auguste Bartholdi au XIXe siècle et qui a été remplacé au début du XXe par celle que l'on connait de nos jours. La différence porte sur sa conception, celle de 1886 est une sorte de grillage de plaques métalliques alors que la récente est une forme sans aspérité. D'ailleurs, Paris possède sur le pont de l'Alma une réplique de la torche. Cette salle a un balcon assez large qui fait le tour de la pièce. Il faut y monter pour avoir une vue d'ensemble, puis la visite se poursuit avec la présentation d'une copie du visage de la statue, en cuivre aussi. Elle est isolée, probablement pour mieux être vue. Ce qui choque le plus, au-delà de la taille démesurée, est la couleur du cuivre. La statue, qui s'est oxydée avec le temps, présente un vert-de-gris à l'opposé de l'orangé foncé de cette copie.

Le musée de la statue de la Liberté

Le musée de la statue de la Liberté

La suite de la visite est la salle principale du musée. Il s'agit d'une salle allongée également assez sombre, hélas surpeuplée les jours de grande affluence, et qui présentent des pièces historiques dans des vitrines positionnées sur les murs principaux. D'autres vitrines sont placées au centre de la pièce, formant une sorte de mur transparent. Le flux de visiteur fait qu'on suit naturellement un parcours didactique intéressant. Vous y verrez tout d'abord de grandes photos des ateliers Gaget et Gauthier, les fameux ateliers parisiens où a été construite la statue. Ces photos, que l'on retrouve un peu partout (y compris sur ce site !) montre en grand format l'activité de l'atelier. Il y a aussi des photos du montage de la statue à Paris, étape par étape. On y voit bien la structure métallique de Gustave Eiffel, peu à peu recouverte de l'enveloppe de cuivre de Bartholdi. Au centre de la pièce se trouve une très belle maquette d'un peu plus de 2m de haut de la statue et de son socle, mais la statue est ouverte sur sa partie arrière, montrant la structure d'Eiffel. L'effet est saisissant, on comprend comment elle est conçue en un coup d'œil. Presque face à cette vitrine, une autre vitrine nous montre deux piédestaux : l'un est une copie de celui qui existe, l'autre est un projet qui a été abandonné, il est de forme cylindrique et lui ressemble quand même un peu. Plus intéressant, le musée présente des gabarits qui ont été utilisés réellement, en particulier celui d'une oreille. Ces gabarits en bois, très solides, ont servi à marteler les plaques de cuivre pour les déformer jusqu'à ce qu'elles prennent la forme voulue. La difficulté était de fabriquer ces gabarits, qui étaient des reproductions en négatifs de moulages en plâtre grandeur nature, eux-mêmes étant des agrandissements d'un modèle en plâtre de 11m de haut, lui même agrandissement de la statue initiale de 1m20 ! C'était un sacré tour de force que de parvenir sans erreur à ces gabarits de bois.

Le musée montre également d'autres éléments historiques ou pas. Les outils de martelage, de prise de mesure, de nombreuses copies fidèles, des gravures de journaux de l'époque, celles ayant développé l'imaginaire des classes moyennes américaines, qui, par effet de bord, ont fini par adhérer au projet et payèrent les travaux du socle. Il y a aussi des plans en coupe de la statue, des reproductions d'objet ayant pour thème la statue (Mention spéciale à la boite de camembert géante), et une très belle reproduction en cuivre du pied gauche, histoire de voir à quoi il ressemble de près. Le musée couvre également la façon dont la Statue de la Liberté est interprété en fonction de l'époque, de sa construction en 1886 à nos jours. On y apprend aussi pourquoi elle est verte, alors que le cuivre est orange. Mais ça, vous le savez déjà...

L'intérieur de la statue

L'intérieur de la statue

Une fois le musée passé, vous êtes au 2e étage du piédestal. Il reste encore 7 autres niveaux avant d'arriver au sommet du socle, clou de la visite. Là, vous avez deux choix. L'ascenseur, pratique mais généralement bondé, ou un large escalier qui monte de pallier en pallier sur les 7 niveaux. Il est recommandé de prendre l'escalier, vous montez à votre rythme et vous pouvez vous arrêter à tout moment au niveau de votre choix. Plusieurs de ces niveaux ont une sortie sur l'extérieur, permettant une jolie vue sur le port de New-York. Plus vous grimpez, plus la vue est impressionnante. Attention au vent, si il souffle fort, il va vous glacer les os. En levant les os vous verrez les escaliers et les poutres en acier dans le grand vide au-dessus de votre tête, c'est toute l'infrastructure qui a été monté en 1984-1986, lors de la rénovation de la statue, pour préparer son centenaire. Au bout d'un moment, l'escalier se fait plus étroit, les grands paliers larges se transforment en escalier étroit, grimpant en continu. Il y a tout de même des petites plates-formes pour s'arrêter, histoire qu'il n'y ait jamais de bouchon en cas de lenteur de certains touristes. Le 7e et dernier niveau propose un belvédère extérieur, une sorte de balcon étroit qui fait le tour du socle, permettant une vue à 380° sur toute la baie de New-York, et ça à 50m d'altitude. C'est vraiment impressionnant. En regardant vers le bas on voit le fort Bedloe, qui sert de support au socle.

Enfin quand le visiteur est au dernier étage du socle, il constatera que le plafond de la salle est en verre, dévoilant l'intérieur de la statue. On voit parfaitement bien toute l'infrastructure métallique conçue par Gustave Eiffel, avec les points de jonction entre le fer et le cuivre ainsi que l'escalier en colimaçon montant à la couronne. C'est assez impressionnant. Il faut quand même savoir que les poutrelles en fer forgé d'Eiffel ont été complètement refaites en 1984, remplacée par une structure en acier inoxydable à l'occasion des grands travaux de 1984.

. Plus de détail sur la visite du monument, cliquez ici.


Accéder à la couronne

Entrée payante : 21 $ en 2014. C'est possible, mais attention : L'escalier qui y mène fait 354 marches, c'est à dire la moitié de ce qu'il faut pour monter au 2e étage de la tour Eiffel ! Il faut donc être un minimum en bonne condition physique pour se lancer dans ce petit défi, surtout que l'escalier est étroit, en colimaçon. Il y a toujours de l'attente pour monter, mais les gardiens organisent des vagues de touristes, pour fluidifier au maximum le trafic. Par contre, au sommet, la vue est magnifique, on voit sur 180° la baie de New-York, l'océan, la skyline, Brooklyn Bridge, une partie de Brooklyn, Staten Island, etc. En levant les yeux vers le bras on voit la torche avec sa petite barrière de protection. C'est fou de penser que le public a été autorisé à monter là, jusqu'en 1913. D'ailleurs lorsqu'on arrive à la couronne on voit le départ d'un autre escalier menant à la torche, mais bien sûr il est interdit au public, barré par une porte. En regardant de l'autre côté, vers le bas, on voit la tablette et sa fameuse inscription "4 Juillet 1776" en chiffres romains.

L'intérieur de la couronne

L'intérieur de la couronne

Et puis pour que le visiteur ne soit pas déçu, il faut aussi dire que la couronne est composée de 25 vitres plutôt petites, la plus grande ne faisant que 50cm de hauteur, donc il ne faut pas s'attendre à une vision panoramique large, mais plutôt à un ensemble de petites vues.

Autre information utile : de 30 à 40 personnes peuvent monter ensemble dans la tête de la statue, après, les escaliers et la petite salle, là-haut, sont pleins. C'est la raison pour laquelle un quota a été fixé, heure par heure, et que les contrôles sont stricts. Si vous arrivez en retard, vous perdez votre place, et votre argent aussi. Heureusement en achetant votre billet on vous explique quand vous présenter au quai, tout calcul de temps de contrôle au check-point fait. Pratique. En été, on ne peut que vous conseiller de réserver votre place par Internet. Sur place, ça serait étonnant qu'il en reste, surtout après 10h du matin. D'ailleurs, l'hiver aussi vous devriez réserver quelques semaines à l'avance, c'est plus sûr. Les billets réservés par Internet sont retirables aux guichets, au moment du départ. A confirmer par la compagnie, qui vous dira comment faire si ce n'est pas ainsi.


Ellis Island

Entrée gratuite. Cette île n'est intéressante que pour le "Musée National de l’Immigration". Il est consacré aux millions d'Européens arrivés aux Etats-Unis par le port de New-York, entre 1892 et 1954 essentiellement. On estime à 12 millions le nombre d'immigrants. Ellis Island servait de porte d'entrée des Etats-Unis, on y faisait les formalités, on y subissait l'examen médical et éventuellement on y restait en quarantaine. Jusqu'en 1930 il fonctionnait à plein régime, puis il a perdu de son intérêt au fil des années. Durant la 2e guerre mondiale les bâtiments de rétention ont servi de prison, avant de rouvrir en tant que centre administratif de l'immigration jusqu'en 1954, à nouveau. A cette date le centre ferme définitivement. Il est devenu Monument National en 1965 et sera rénové, puis transformé en musée en 1990. Pour un américain, Ellis Island est très important. Si vous voulez voir comment ça se passait, remémorez-vous la scène d'immigration du jeune "Don Corleone", dans le film "Le Parrain 2". On voit comment on passait le contrôle sanitaire, même si c'est assez court. Le film "L'émigrant", de Charles Chaplin, est plus complet.

Nous voilà en route pour l'Amérique. Où ça se trouve ? Je n'en sais rien mais c'est loin."

Cette phrase anonyme est affichée dans le musée de l'immigration d'Ellis Island. Ellis Island, c'était le dernier obstacle, l'ultime étape avant d'atteindre l'Amérique tant espérée. De 1892 à 1954 ils furent quelques 14 millions à débarquer ici, après une terrible et longue traversée. Italiens, Français, Russes, Irlandais, c'était l'Europe entière qui débarquait dans ce bâtiment de brique rouge. Des hommes pour la plupart, mais aussi des femmes et des enfants. Annie Moore, jeune irlandaise de 15 ans, fut la première à poser le pied sur Battery Park, le 1er janvier 1892. Une statue lui rend hommage, dans le hall du musée. Après l'épreuve de la traversée, l'attente au centre d'immigration était redoutable. Chargés de valises, de paniers ou de modestes baluchons, les arrivants pénétraient dans la salle des Bagages, aujourd'hui reconstituée dans le grand hall du musée.

L'immense Registry Room, la salle d'enregistrement, accueillait jusqu'à 5000 personnes par jour, qui devaient subir d'implacables et humiliants contrôles sanitaires. "A coup sûr, si il avait pu sonder nos cœurs, il y aurait vu la blessure", écrivit le poète Avrom Reisen, faisant allusion au médecin chargé de l'inspection. Malgré la sévérité du personnel du centre on ne refoulait qu'une faible partie des candidats à l'immigration, la plupart se voyant admis grâce au témoignage d'un parent ou d'un ami. L'espoir d'une nouvelle vie était alors tout proche. La troisième salle du musée contient des objets personnels des immigrants, et l'on y découvre des pièces prouvant la volonté de ne pas revenir en arrière : Machines à coudre, fer à repasser, souliers de noce, etc. Dans l'enceinte un mur d'honneur fait face à la mer. Le long d'une trentaine de mètres, recouvert d'une plaque de cuivre, il porte ne nom de plus de 200 000 immigrants passés par Ellis Island. C'est un émouvant lieu de pèlerinage pour nombre de leurs descendants, ce qui représente quand même près de 40% de la population des Etats-Unis de nos jours.

Ellis Island

Ellis Island


Les tickets

Les tickets sont achetables sur place ou sur Internet. Vous pouvez acheter un trajet simple, un trajet avec accès au monument ou un trajet avec accès à la couronne.

Le trajet simple vous autorisera à visiter les îles, le musée de l'immigration sur Ellis Island, et vous aurez un audio-tour compris dans le prix. Le deuxième ticket vous permettra de visiter le monument, c'est à dire son socle, le musée, le belvédère et la vue sur la structure de la statue. C'est le cœur de la visite et il serait bien dommage de ne pas vous y rendre. La troisième possibilité vous donnera accès à la couronne, après l'ascension des 354 marches. Mais attention, ce genre de ticket est limité en nombre et généralement, ils sont vendus longtemps à l'avance. Vous ne le trouverez quasiment que sur Internet. Ne vous attendez donc pas à arriver sur place et pouvoir monter à la couronne : Mis à part un coup de chance extraordinaire, on vous répondra qu'il fallait acheter votre ticket quelques mois auparavant.

Tickets d'accès à la statue de la Liberté

Tickets d'accès à la statue de la Liberté

Voici comment faire : Allez tout d'abord sur le site Internet où faire l'achat, c'est à dire ici. Choisissez votre départ, puis cliquez sur le type de ticket qui vous intéresse. Les tarifs sont indiqués sur le site. Choisissez la date de la visite, l'heure puis le nombre de personnes, et c'est tout. Vous constaterez que vous ne pouvez pas réserver avant 4 mois à l'avance, ni pour plus de 4 personnes. C'est voulu, hélas. Vous retirerez les billets au monument "Castle Clinton National" (Lieu de vente normal, au Sud de Manhattan) ou au "Railroad Terminal Building" (La gare centrale de New-York). Bien sûr, plus vous prendrez tôt dans la matinée, moins vous aurez de monde lors de la visite. Le corolaire est qu'à partir de 14h vous n'aurez plus assez de temps pour visiter les deux îles : A partir de cette heure-ci vous savez que vous n'en visitez qu'une.

Voir aussi : Les Pass.


Se restaurer / Achat

Pas de panique, les deux îles sont très bien équipées pour les touristes. Elles possèdent toutes les deux de nombreux points de restauration (des "fast-food", bien sûr, on est aux Etats-Unis...). Les bateaux proposent également à boire et à manger, mais vous pouvez emmener votre propre nourriture. Attention, les glacières ne sont pas autorisées dans le monument. Et vous en encombrer est possible, mais pas souhaitable, à cause de l'encombrement justement et des contrôles policiers, forcément plus longs. Il y a aussi des boutiques de souvenirs sur chacune des deux îles.


Trucs et astuces

. Comme vous le devinez il y a, comme toujours, plus de monde en milieu de journée. Ceci est aussi bien valable pour la statue de la Liberté que pour n'importe quel autre monument. Ici, on est en plus sur un Monument National, il y donc en plus un contrôle très strict des forces de sécurité avant d'accéder au monument. Et pour couronner le tout, on est au milieu de l'eau, il faut donc arriver en bateau. Tout ceci génère un temps d'attente qui est des fois très long. Notre conseil : Prenez le premier bateau, celui qui part vers 8h. Il y aura beaucoup moins de monde. Eventuellement partez après 14h, mais dans ce cas vous vous limitez à une seule île (vous n'aurez pas le temps matériel de faire les deux)

. Le temps de visite normal est de 5 heures. Il y a le trajet à Liberty Island, la visite de l'île, du fort et du monument, puis le transfert sur Ellis Island, la visite du musée de l'immigration et le retour. Ceux qui montent à la couronne verront leur visite rallongée, mais difficile de dire de combien : Ca dépend énormément du nombre de visiteurs, du retard pris dans la journée, de la rapidité des visiteurs précédents, etc.

. Si vous en avez l'occasion partez du New-Jersey (Liberty State Park). Le temps d'attente à l'embarquement est habituellement moins long et le trajet en bateau est plus court. Par contre aller là-bas est plus pratique en voiture car il y a des places de stationnement, ce qui n'est pas du tout le cas à Battery Park où il faut aller en transport en commun. Pour vous rendre à Liberty State Park, prenez la route à péage du New jersey jusqu'à la sortie 14-B et suivez les panneaux "Liberty State Park". Si vous préférez, et ça peut être pas mal, vous pouvez prendre le bateau-taxi "New York - Liberty State Park" pour un coût de $7 l’aller simple. Ça prend approximativement 10 minutes et vous commencez déjà à sillonner la baie.

. Sachez également que les mineurs doivent être accompagnés par un adulte d’au moins 25 ans pour pouvoir embarquer sur le ferry. En dessous, c'est porte close !


Les visites dans le temps

Si il nous parait évident que la statue de la Liberté puisse être visitée de nos jours, on peut se poser la question de savoir si ça a toujours été le cas ou pas. La réponse est surprenante : Non seulement elle a été visitable avant même son érection à New-York, mais c'est tout récemment qu'elle a été le plus fermée au public !

Nous sommes donc le 28 octobre 1886, soit 110 ans après l'indépendance des Etats-Unis, raison de la construction de la statue. Les officiels l'inaugurent en grande pompe, 600 invités, une affluence populaire énorme et une grande fierté marquent ces jours de festivités à New-York. Dès les jours suivants la statue est visitable, du socle au sommet de la torche. La statue a eu immédiatement un succès fou. Durant les deux premières semaines qui ont suivies l'inauguration 20 000 personnes l'avaient déjà visité. Ils étaient 88 000 la première année, un million en 1964 et trois millions en 1987. De nos jours on compte entre 3 et 4 millions de visiteurs, en fonction des années.

On peut visiter différents éléments. Il y a l'île proprement dite, le socle, la couronne et la torche. Cette dernière n'a pu être visitée que jusqu'en 1916, elle a été fermée pour cause de risques de chute.

Les premières visites eurent lieu bien avant que la statue ne soit en place. En effet, Gustave Eiffel construisit sa charpente en fer forgée dans ses ateliers de Nanterre, et partiellement aussi dans le XVIIe arrondissement de Paris. Comme ça a longtemps été l'édifice le plus haut de Paris il fit payer un droit de montée pour pouvoir admirer Paris de haut. On peut dire que c'était là les premières visites de la statue de la Liberté. Par la suite, les constructeurs manquant d'argent, Auguste Bartholdi eu l'idée d'envoyer la première partie de son travail sur place pour l'exposition du centenaire, qui eut lieu en 1876. Les américains purent voir que la statue progressait, et dépensèrent quelques dollars pour visiter cet étrange bras sans corps. La tête, elle, fut montrée au public parisien en 1878 pour l'exposition universelle. Là aussi, elle se visitait en empruntant un escalier haut de 43 mètres.

Nancy Reagan rouvre la statue en 1986

Nancy Reagan rouvre la statue en 1986

Une fois installée les visiteurs furent réguliers et nombreux, mais elle ne fut que rarement fermée au public. Ce fut le cas entre 1984 et 1986, deux ans mis à profit pour rénover la sculpture du pied à la tête, ainsi que son socle. Elle fut donc fermée au public jusqu'au lendemain des festivités, le 5 juillet 1986, date de sa réouverture. La première visiteuse fut Nancy Reagan, l'épouse du président américain de l'époque (Photo ci-contre)

Il faut savoir que le contexte géopolitique des Etats-Unis a une influence sur la possibilité de visite de la statue de la Liberté. En effet, étant un symbole mondial de la liberté elle est perçue chez les ennemis des Américains comme un symbole de l'oppression, d'où la nécessité de la surveiller étroitement. C'est la raison pour laquelle elle a été interdite aux visiteurs de septembre 2001 à 2004. A partir de 2004 l'île a été autorisée, les visiteurs pouvant aller jusque dans le piédestal. Ce n'est qu'en 2009 qu'on put de nouveau monter à la couronne.

Par ailleurs en 2012 elle a été à nouveau fermée, mais pour travaux cette fois-ci. On lui a ajouté un escalier de secours et divers équipements. Sa réouverture eut lieu le 28 octobre 2012 pour une durée... d'une journée. En effet, l'ouragan Sandy frappa la côte américaine de plein fouet, ce qui obligea à fermer le site à nouveau jusqu'au 4 juillet 2013, le jour de la fête nationale américaine.



Voir aussi :

          . Détail du musée de la statue + Photos

          . Récit d'une visite

          . Histoire du socle

          . Les Pass



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Autres sites Internet du même auteur dans d'autres domaines : Marguerite Duras, Les Pyrénées Catalanes.






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