French flag United Kingdom flag



Imaginaire autour de la statue de la Liberté


Il est évident qu'une telle statue ne laisse personne indifférent, ne serait-ce que pour reconnaître l'exploit technique réalisé au XIXe siècle. Impressionnante, elle a servi à de nombreuses reprises de source d'inspiration pour les artistes qui y voient différentes choses en fonction de leurs sensibilités.


Domaine artistique


En tant qu'œuvre artistique reconnue par le grand public

Réplique du château de Vascoeuil

Réplique du château de Vascoeuil

Peut-être le plus connu des plagiaires artistiques est Salvador Dali, peintre, sculpteur espagnol du milieu du XXe siècle. Originaire de Cadaquès, près de la frontière française, au bord de la Méditerranée, il a utilisé la gare de Perpignan toute proche comme point de départ pour l'envoi de ses œuvres. D'où son expression de "centre du monde" pour qualifier cette gare. La ville de Perpignan lui a d'ailleurs rendu hommage en rebaptisant ainsi sa nouvelle gare TGV. L'une de ces œuvres justement est une copie de la statue de la Liberté ayant une certaine originalité : Elle lève les deux mains, chacune ayant sa torche ! De nos jours elle se trouve au château de Vernoeuil et une copie est visible à l'entrée de Cadaquès, sa ville natale qui accueille de nos jours un musée dédié à son œuvre.


En tant qu'œuvre artistique peu connue

Certains sont des amateurs : L'une des photos ci-dessus montre ce que peuvent faire des ébénistes, ou du moins des personnes ayant préféré travailler avec le bois. L'un a fait une statue à la tronçonneuse. Le tronc vertical est l'œuvre de l'artiste Gérard Ferruel, qui l'a sculpté en 1996 à l'occasion du 10e anniversaire de la fête des bucherons. Elle se trouve à Plaintel, en Bretagne (Côte d'Armor). L'autre tronc, sculpté dans une souche d'arbre, est aux Etats-Unis, son auteur est inconnu.

Sculpture sur bois

Sculpture sur bois

Sculpture sur bois

Sculpture sur bois


Le concours transatlantique de 2011

La statue suivante a une histoire particulière. Elle est faite de boîtes de conserve. Il s'agit du premier prix d'un concours transatlantique incluant la France et les Etats-Unis, concours organisé pour célébrer le 125e anniversaire de la Statue de la Liberté. Il a été initié par le service culturel de l’ambassade de France aux États-Unis et quelques partenaires américains comme l'U.S. National Park Service, the Statue Of Liberty National Monument, the City of New York Parks and Recreations, etc. Il était ouvert à tous les élèves français et américains, quels que soient leur niveau de scolarité, entre la maternelle et la Terminale. Il pouvait être fait en groupe ou à titre individuel.

Sculpture sur bois

Sculpture sur bois


Le but du concours était de faire prendre conscience aux élèves des bienfaits de l'écologie. Le thème en était "La Statue de la Liberté de l’environnement", les réponses devaient parvenir sous la forme d'une œuvre artistique. Plus de 4000 élèves ont participé à ce concours, des deux côtés de l’Atlantique. La gagnante fut une française de l'académie de Besançon, Cécile Martin. Inscrite en troisième au collège Rouget de Lisle de Lons-le-Saunier elle a fabriqué cette statue en boîtes de conserve et fil de fer qui a été exposé entre autre à St-Cyr-sur-Mer, dans le Var, à côté d'une réplique française bien connue (place Portalis) Elle a gagné un aller-retour pour deux personnes à New York.


Domaine cinématographique

La Columbia, c'est une société de productions d'œuvres cinématographiques, c'est elle qui a fait, par exemple, le pont sur la rivière Kwaï, ou Rencontres du troisième type. Aviez-vous remarqué que son générique est une femme tenant un flambeau ? L'analogie avec la statue de la Liberté est évidente, bien qu'il n'y ai aucune mention des chaînes de l'esclavage, ni d'une quelconque tablette. Plus que le personnage lui-même, c'est peut-être son environnement qui marque la similitude entre les deux œuvres : Cette femme se tient sur un piédestal, et rien dans le champ de vision, à l'arrière-plan ne vient troubler le regard, comme si elle était très en hauteur. C'est exactement ce que souhaitaient les concepteurs de la statue de la Liberté.

Générique de la Columbia

On commence poursuit par les fans de la saga "Star Wars" qui se sont amusés à mettre un visage de Dark Vador à la statue. A moins que ce ne soit la couronne de la statue à Dark Vador. Si l'ensemble est bien fait, les symboles se télescopent violemment. Le symbole de la liberté avec l'artisan du mal dans la galaxie, ça ne va pas ensemble. Mais il faut bien reconnaître que l'ensemble est très bien fait, c'est très original.

Star wars

D'un point de vue artistique la statue est très souvent utilisée pour repérer le spectateur ou le lecteur dans le temps. L'exemple le plus connu est sans doute la séquence du film "La planète des singes", de Franklin J. Schaffner, sorti en 1968. L'histoire se passe dans le futur. Des spationautes envoyés en exploration sont réveillés de leurs sommeils artificiels car ils arrivent près d'un monde inconnu.

La planète des singes

La planète des singes

Sur cette planète les rôles des singes et des humains sont inversés. Après la fuite d'un spationaute, celui-ci découvre les ruines de la statue de la liberté sur une plage et en conclu qu'ils sont sur Terre, mais à une époque bien ultérieure à la leur. Dans cette séquence particulièrement émouvante la statue est utilisée comme symbole de la Terre, elle est donc considérée comme suffisamment reconnaissable pour emporter l'adhésion des spectateurs partout où le film a été diffusé. Le réalisateur Franklin J. Schaffner a donc donné un grand pouvoir à la statue.

D'autres réalisateurs ont suivi cet exemple. On retrouve par exemple la statue prise dans les glaces dans "Le jour d'après", de Roland-Emmerich (pour parler d'un film très connu). New-York 1997 a, en son temps, fait le même choix. Quant aux films moins connus, ils n'hésitent pas à utiliser la statue de la liberté, la plupart du temps pour montrer un monde ravagé. Comme quoi, la Planète des singes, c'était un film précurseur en la matière. Voici ci-dessous une liste de quelques affiches de films-catastrophes ayant utilisé Miss Liberty. Il y en a beaucoup d'autres, bien sûr.

2012 ice age

2012 ice age

Cloverfield

Cloverfield

La planète des singes

La planète des singes

Le jour d'après

Le jour d'après


War of worlds

War of worlds

New-York 1997

New-York 1997



Domaine du divertissement

Dans le domaine du divertissement on retrouve énormément de référence à la statue de la Liberté. Les créateurs de jouets s'en sont donné à cœur-joie ! On retrouve des statues de la Liberté en Légo, en Duplo, en Playmobil, et dans toutes sortes d'autres types de jeux. Ci-dessous voici quelques images montrant ce qui a été fait à un moment donné dans le monde du loisir. Et commençant par les Légo, puisqu'il semble que ce soit le jeu le plus prisé des imitateurs de statue. En voici trois, toutes différentes. Elles sont suivies de différents jouets : Duplo, la fameuse poupée Barbie, puis une statue de Minnie. Elle est accompagnée d'un ourson, emblème du magasin "Build-a-Bear-Store". Cette photo a été prise en 1996.

Structure en Lego

Structure en Lego

Structure en Lego

Structure en Lego

Structure en Lego

Structure en Lego


Barbie

Barbie

Structure en briques plastiques de la marque Duplo

Structure en briques plastiques de la marque Duplo

Magasin Build-a-Bear

Magasin Build-a-Bear


Minnie en statue de la Liberté

Minnie en statue de la Liberté


Domaine publicitaire

Arrive à présent la statue dans la publicité. Evidemment le Géant vert est de la partie, ça parait si simple à détourner. Le Géant Vert, c'est un personnage fictif créé par une marque de légume en conserve lancée aux Etats-Unis en 1903, la Minnesota Canning Company. En 1925 elle a créé un personnage pour vanter la qualité des légumes, un sauvageon habillé en toge de feuille. Cinq ans plus tard il apparaît vert, couleur qu'il a encore de nos jours. Le sauvageon était dessiné très musclé, c'est tout naturellement qu'il est devenu grand et fort. Un personnage géant, tout vert, avec une toge, il n'en fallait pas plus pour lui faire tendre une torche du bras droit.

Géant vert

Les petits bonbons au chocolat MM'S sont très connus dans le monde. La marque insiste beaucoup sur le côté décalé de ses personnages fétiches, deux des bonbons personnifiés. On les a croisés un peu partout sur Terre, ils ont été mis en scène dans énormément de sites touristiques, appelant l'imaginaire. Il fallait bien un jour qu'on les retrouve en tant que statue de la Liberté. La statue de gauche est dans le magasin de la marque, sur Times Square, à New-York.

MMS

MMS

MMS

MMS


Littérature

Peut-être n'y avez-vous pas fait attention... Mais si vous connaissez bien les albums d'Astérix, par Goscinny et Uderzo, vous devez connaître ce dessin très reconnaissable, il est dans l'album "La grande traversée". Les deux héros traversent l'Atlantique et se retrouvent sur une terre inconnue, que le lecteur identifie immédiatement à l'Amérique. Devant se faire remarquer d'un bateau longeant la côte alors qu'il se trouve sur la grève, Astérix empile des cailloux et brandit une torche enflammée. La posture ne vous rappelle rien ?

Ceux qui doutent encore de la similitude volontaire entre le dessin et la statue de la Liberté devront expliquer que fait ce document dans la main gauche d'Astérix, document qui n'apparait nulle part ailleurs. L'idée de ce dessin est bien sympathique.

Asterix

Autres domaines...

Suit un joli photo-montage de la statue immergée. Un exemple de ce qui peut arriver en cas de montée des eaux ?

Statue sous les eaux


Copyright 2013 - 2017 - Toute reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur. Ce site Internet est un site privé, non officiel, issu du travail de compilation des oeuvres de différents auteurs. Autres sites Internet du même auteur dans d'autres domaines : Marguerite Duras, Les Pyrénées Catalanes.






Google+